31 août 2008
C'est qui le Lyon?
Karim Benzema! Karim Benzema! Karim Karim Karim Benzema!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Bien que je ne sois pas arrivé à faire marcher le logiciel pour voir le match, j'ai suivi cette superbe victoire en écoutant la radio!!!
Sinon, pas grand chose de neuf, à part que j'ai une selaine d'essai dans un restaurant en tant que serveur.
24 août 2008
My first week end of surf
Mise en situation : on est vendredi en début d’après midi. Je me rends au point de rendez vous du covoiturage et je me retrouve avec 4 autres gars encore plus grands et baraqués que moi. Ca va être sympa les 2 heures de voyage dans la voiture à peine plus grande qu’une clio. 5 minutes après être partis, il y a un des gars derrière qui demande un truc au chauffeur, ça freine devant et bang ! accident ! Rien de grave, mais on a attendu pendant une vingtaine de minutes, puis la reprise de la route s’est faite en silence.
Il est environ 17h. nous arrivons enfin à Torquay et au camp de surf, qui se trouve directement sur la plage (cf l’album photo « surf 1 »). Je fais un petit tour du camp et des environs. Le soir, nous sommes tous réunis dans la salle principale pour manger, faire des jeux puis sortir. Mais avec le surf le lendemain, j’ai décidé d’aller me coucher. Et là j’ai regretté d’être venu : la chambre était un dortoir d’environ 25 lits, sans chauffage et avec des courants d’air. J’ai passé une nuit horrible et surtout glaciale, nonobstant ma parka, mon jogging par-dessus mon jean, mes 3 Tshirts et mes 2 pulls. La cerise sur le gâteau était lorsque je n’arrivais pas à me rendormir car quelqu’un ronflait trop fort.
« Que nenni » me suis-je dit. Demain sera un jour meilleur. Pas forcément (températuristiquement parlant). Je me suis levé sur le coup des 8h et je me suis aperçu qu’il y avait déjà des gens qui étaient dans le bouillon (enfin, sur leur surf à attraper des vagues) alors que je venais juste de sortir de ma première ère glaciaire.
Je me suis alors rappelé pourquoi j’étais là et je me suis décidé à aller affronter l’océan. J’ai donc enfilé une des superbes tenues de combat qu’on nous fournissait (voir la photo où j’ai le surf. J’ai du mal à sourire car la photo a été prise à mon retour de la baignade et j’étais congelé. Vous notez que je porte le haut que vous m’avez offert et il m’a bien servi). Je vais sur la plage, je regarde un moment la technique des gens pour prendre les vagues, je m’échauffe puis je m’élance. L’eau est très fraîche (environ 10 degrés, ben oui, l’eau vient directement de la banquise à cet endroit) mais je ne suis pas une tapette ! Au bout de deux minutes, je sens que j’ai perdu mes orteils. Pas grave ! J’essaye pendant prés d’une heure de prendre les vagues. Quand j’y arrive, j’essaye de me lever sur le surf (non, je rigole, c’est pas possible je crois). J’ai plus fait du bodyboard que du surf (pour les nulles en sport, la différence principale réside dans la position du corps (couché pour le bodyboard, debout pour le surf) et la longueur de la planche).
Lorsque je suis sorti, je ne sentais pratiquement plus mes membres. Je me faisais donc une joie d’aller prendre une douche chaude. Mais qu’est ce que je peux être naïf ! Il n’y avait pas d’eau chaude dans les douches ! Après ma douche, je suis allé dans la ville avec d’autres gens pour manger et visiter un peu les lieux (enfin, il n’y a que des magasins de surf).
Je me suis inscrit dans les groupe des débutants (malgré mon expérience du matin) et nous avions une leçon à 13h. La bonne nouvelle, c’est que l’organisme nous fournit des combinaisons, des chaussons et des protections pour la tête. Après s’être équipés, nous passons une première demie heure sur la plage pour que les profs nous expliquent les règles de sécurité, la bonne position allongée sur le surf, la technique pour se redresser après avoir pris une vague (enfin, tu comprends vite que c’est la vague qui te prend) et comment rester debout. Une personne a demandé s’il y avait des requins et le gars nous a dit que non car l’eau est trop froide. Ensuite, nous avons mis en pratique ces conseils pendant deux petites heures.
Comment vous décrire ces instants ? Au début, j’étais tout content, j’arrivais enfin à tenir allongé sur la planche, à prendre des vagues, à me mettre sur les genoux… Au bout d’un moment, il y a eu le point d’extase : une énorme vague arrive (un bon mètre cinquante). Je me mets à nager avec mes bras pour prendre de la vitesse ; la vague se casse et je suis au bon endroit ; je me concentre pour exécuter mes gestes ; je pousse sur mes bras pour me retrouver à genoux sur le surf puis je me lève. Et là je réussi à tenir au moins 4 secondes debout sur le surf ! Quelle superbe première victoire ! Mais après ça se gâte. Lorsque tu prends une vague, elle te ramène vers la plage. Ensuite, tu dois refaire tout le trajet contre les vagues pour retourner là où elles sont puissantes. Donc t’avances de 2 mètres, tu te prends une vague et tu recules de 5 mètres. Vous aurez compris pourquoi les surfeurs sont souvent bien foutus (désolé les filles, j’ai pas pris de photos car on voyait rien à travers les combinaisons). A la fin, j’étais crevé. Ca te rappelle que tu n’es pas grand-chose face à la force de la nature.
Après avoir repris une douche glacée, il y avait des jeux divers et variés en attendant la soirée. Celle-ci a débuté par un barbecue. Etant donné que je m’étais dépensé sans compter durant l’après midi, je me suis rué sur les saucisses et autres steaks. Après s’être repus, nous sommes allés dans la salle principale de notre camp, où nous avons commencé à faire des jeux stupides, un foot dans la salle qui s’est terminé en rugby… Ensuite, nous sommes allés dans un pub australien, on a un peu dansé puis on est retourné au camp. Les photos de fin de soirée vous montrent une « tradition » australienne (cf photos). Perso je suis allé un moment sur la plage et j’en ai profité pour observer les étoiles que l’on voyait vraiment bien.
Après un seconde nuit à me cailler, je me suis levé et j’ai obtenu mon premier signe positif de la journée : l’OL a gagné 2-0 face à Grenoble. Voilà qui me donne du courage pour me préparer et prendre un surf et aller patauger dans l’océan. Mais je n’y suis pas resté longtemps car j’avais encore plus froid qu’hier et en plus la marée était défavorable, donc les vagues pas assez fortes.
Les gens commençaient à partir en fin de matinée. Comme mon conducteur fait parti des organisateur, je suis resté pour aider à ranger, puis nous sommes allés faire un barbecue chez le président du club de surf. C’était sympa, j’ai bien discuté et rigolé avec des australiens. En fin d’après midi, nous avons fait le chemin du retour à Melbourne (sans accident). Dés que je suis arrivé chez moi, je me suis précipité dans la douche et j’ai profité de la chaleur de l’eau !
Bilan du week-end : j’ai passé environ 3h30 dans l’eau froide et réussi à tenir 4 secondes debout sur le surf. Maintenant que j’ai les bases, il faut que je m’entraîne. Je suis donc en train de réfléchir à la possibilité de partir pendant le mois de décembre à Sydney pour bosser le soir et surfer la journée. A voir.
22 août 2008
My university
Comme promi précédemment, je vais vous faire découvrir l'Université de Melbourne. J'ai donc créé l'album photo du nom de "Melbourne University" pour que vous puissiez voir les photos relatives à mes commentaires.
Il faut commencer par le commencement: l'entrée du campus. En fait le campus dans lequel je suis s'étend sur environ 2 Km de longueur et 1 Km de largeur. Par conséquent, il y a plusieurs entrées. Mais celle ci est spéciale: les deux premières semaines de cours, la banderolle n'affichait pas "Welcome" mais "Here starts evolution" (Ici commence l'évolution). Cela montre un peu l'esprit qu'il faut avoir en venant en cours ici. Un autre exemple: mes colocs allemands ont ramené une bouteille d'eau de leur université et sur l'étiquette, il était inscrit "thirst of knowlegde" (soif de connaissances).
Ensuite, il y a l'Alan Guilbert Building. C'est un bâtiment qui est réservé pour les post-graduate. A l'intérieur, il y a un endroit sympa pour manger ou boire un coup (cf photo) puis aux étages, il y a des amphithéatres et des salles de TD. Mais ce sont des salles trés modernes, avec tous les appareils technologiques dont un professeur a besoin, des sièges avec coussins (et non des chaises en bois)... lorsqu'on est à l'intérieur, on croit vraiment qu'on arrive dans un entreprise et qu'on va travailler sur des dossiers importants plutôt que d'aller en cours.
Aprés, il y a la Business School. Pareil que l'Alan Guilbert Building, mais en mieux. par contre le batiment est fait en verre, alors quand il y a du soleil ce n'est pas trés pratique. Je n'y vais jamais car c'est pour les cours de management. Sinon il y a une bibliothèque qui, je crois bien, est ouverte tous les jours jusqu'à minuit (ne vous inquiétez pas, personellement je ne travaille pas aussi tard).
Vous pouvez admirer plus loin une cour intérieur de l'Old Art Building, qui est le plus beaux bâtiment du campus à mon sens. J'ai également pris des photos de la cour principale de l'université. Dés qu'il y a un peu de soleil, tout le monde vient s'allonger ici, même si c'est encore mouillé d'une pluie toute fraîche. C'est aussi un endroit particulier pour les clubs étudiants car c'est ici qu'il y a pas mal de barbecues ou des activités diverses et variées.
Le bâtiment de la Graduate House est également trés joli. A l'intérieur, les sols sont fait de tapis. C'est encore un endroit réservé pour les étudiants post-graduate, avec un bar-café qui donne une terrasse fort agréable lorsque le soleil pointe le bout de son nez.
Enfin, j'ai pris une photo d'un petit amphi pour vous montrer tous le moyens technologiques qui sont mis en place. De son bureau le prof contrôle tout, de l'intensité de l'éclairage de la salle à la projection de ses cours sur les écrans.
Voilà pour une visite un peu rapide de mon université (j'allais quand même pas prendre en photo tous les bâtiment!!). Je vous laisse pour mon week end de surf, ce qui sera trés probablement mon prochain post. biz à tous ceux qui me lisent.
16 août 2008
Déjà un mois !
Ca y est, ça fait déjà un mois que je suis arrivé à Melbourne. Je n’ai pas trop visité les lieux pour l’instant et mon anglais est encore à travailler ( ben oui, ça vient pas d’un coup de baguette magique !).
Pour ce qui est de ma semaine, j’ai été plutôt casanier car je ne suis sorti qu’hier soir (et sûrement ce soir aussi). Une des raisons de ce mutisme est la charge de travail (ah oui, je suis venu ici pour étudier). J’ai deux matières où d’une semaine sur l’autre je dois lire une cinquantaine de pages (les comptables auront remarqué que ça fait environ 100 pages par semaine). Déjà qu’en temps normal je lis à peine 10 pages par semaine (et encore, c’est un journal hautement intellectuel : L’Equipe), alors là c’est en anglais en plus… Certains petits filous seraient tentés de me dire de ne pas le faire. Mais c’est là où il y a encore un fossé entre le système français et anglo-saxon, les profs attendent de toi que tu fasse des « fiches » avec les points importants et ils ramassent à chaque cours ton travail. Sachant que si tu n’as pas fait ton travail, tu prends une pénalité de 0.5 points sur ton examen final (par travail non rendu et aucune excuse n’est acceptée si tu ne rends rien le jour J), ce qui est assez énorme.
Donc je me suis plongé dans toutes ces pages… Mais chacun connaît l’importance du repos et du sport lorsque l’on travaille aussi dur (qui a rigolé ?). Donc je me suis également consacré à certains sports.
Je suis allé mardi soir à l’entraînement de l’équipe 1 de l’université. Pour ceux qui ont déjà joué au foot avec moi, vous savez pourquoi je fais du basket… pourtant, j’étais l’un des meilleurs joueurs. C’est trop rigolo : ils ont tous des tenues entières de Manchester, Chelsea, Barcelone ou encore le Real. Donc à première vue, je croyais qu’ils étaient trop fort et que j’allai galérer. Mais non ! A la fin de l’entraînement, le coach m’a dit que je pouvais revenir quand je voulais (en fait je ne me suis pas inscrit car il faut payer 270$ (attention, chaussettes offertes pour toute inscription) alors qu’il ne reste plus que 2 matchs dans la saison).
J’ai également joué au foot vendredi après midi, avec des asiatiques. Et là encore je me suis bien marré. Qui a vu shaolin soccer ? c’était pareil. Ils sont nuls mais ils essaient toujours de faire des gestes techniques… approximatifs. Par contre ils courent de partout. Pour un gros sac comme moi c’est chiant. Vous me trouvez peut être un peu vantard sur mes qualités footballistiques en Australie, mais pour vous dire, j’étais défenseur et j’ai marqué 4 buts + 2 passes décisives (sur un match qu’on gagne 8 à 5).
Pour finir avec le côté sport, je me suis inscrit au club de surf et le week end prochain, il y a la première sortie. Je vais me cailler un peu (il paraît que l’eau est à 12-13 degrés) mais je vais apprendre à surfer. J’hésite encore sur le T-shirt à porter : le style surfer avec le maillot blanc qu’on m’a offert avant de partir ou le style Brice de Nice avec le T-shirt jaune Brice ? on verra. Lol.
Bon, sinon cette semaine je vais essayer de créer un album avec les photos de l’université, pour vous faire découvrir le cadre dans lequel je bosse.
12 août 2008
Mes collocs
Honte sur moi : ça fait 2 semaines que j’ai emménagé et je n’ai toujours pas fait de post sur mes colocs. Je rectifie de ce pas l’erreur.

Il y a un couple d’Allemands : Kristina et Mickael. Ils sont dans une autre fac que moi et ne restent que pour un semestre. Ils sont plutôt sympa (même si kristina est un peu psychorigide sur le ménage. Lol). On discute un peu lorsqu’on arrive à être en même temps à l’appart. Hier après midi, j’ai même galéré avec mickael pour essayer d’installer un routeur wifi (qui n’est pas installé car il nous faut des codes que le propio est le seul à détenir). Je lui donne aussi des petits cours d’excel.
L’autre coloc est un Néo-zélandais : Daniel. Mais en ce moment il n’est pas là puisqu’il est retourné pendant 4 semaines dans son pays natal pour des vacances. Pour le peu que je l’ai vu, on a parlé sport. Mais il est vraiment très dur à comprendre car il n’articule pas, ça me donne l’impression qu’il saute des mots. Je vous montrerai sa photo lorsqu'il sera rentré de vacances.
En l’absence de Daniel, un couple d’Anglais occupe sa chambre. Ils sont mariés, ont 27 et 30 ans et sont en train de faire un tour du monde: Claire et Duncan. Ils ne restent plus que 2 semaines en Australie avant d’aller un mois en Thaïlande puis de retourner chez eux. Je suis content car un soir j’ai bien discuté avec eux. J’ai un peu eu du mal parfois pour me faire comprendre, mais ça va aller en s’arrangeant (PS : les français sont ceux qui pataugent le plus pour parler. C’est assez alarmant, je trouve, sur notre méthode d’enseignement des langues car vraiment toutes les autres nationalités s’expriment très bien en anglais.)
11 août 2008
Qui ne saute pas n'est pas Lyonnais!
Comme vous pouvez vous en douter, ça me travaille beaucoup de ne pas voir les matchs de l'OL. D'ailleurs la semaine dernière, bien que j'ai porté le maillot de Benzema pendant mon sommeil, nous avons "perdu" aux tirs aux buts.
Afin d'éviter que l'équipe sente mon absence en tant que supporter, je me suis organisé hier: j'ai cherché un moyen pour voir le match sur internet. J'ai donc passé prés d'une heure à chercher des logiciels, à lire comment ça marche, comment on peut voir le match... et finallement j'ai trouvé des logiciels qui retransmettent le match par l'intermédiaire des chaines chinoises (en fait ils sont trop forts ces chinois).
Par conséquent, je me suis levé à 5h du matin et j'ai vu le match!! bon, c'est sûr que la qualité de l'image n'était pas top, que des fois ça ramait beaucoup, mais j'ai pu soutenir l'OL! C'est pour ça qu'ils ont gagné. Il est trop fort ce Benzema (3 tirs - 2buts, pas mal comme stats). Sinon, Makoun-Toulalan c'est du solide. Et Juni a presque retrouvé une deuxième jeunesse (la concurrence pour une place au milieu l'oblige à se surpasser?). En plus, on n'avait pas encore mis Cris-Mensah. Ca augure une bonne saison ça.
J'ai vu sur youtube les résumés des autres matchs. N'hésitez pas à me dire si je me trompe, mais Bordeaux a de la chance, Marseille est aussi fort offensivement que faible défensivement, Paris est tragique et mes petits grenoblois remercient Richert.
Pour ceux qui voient la chute de l'OL, n'oubliez pas un lion ne meurt jamais, il dort.
10 août 2008
International Gala du Jeudi 7 Août
Je suis désolé, mais je zappe la partie entre le dimanche soir et le jeudi soir car rien de bien excitant s’est passé : j’ai eu cours. Ah si, le mercredi je me suis dit qu’il fallait que je vous fasse partager des photos de l’endroit où je passe du temps (qui a dit les pubs? C’est pas ça…) : l’université. Mais malheureusement, je n’avais plus de batterie au bout de 2 photos, donc ce sera pour plus tard.
J’en arrive donc à ce jeudi soir, où un gala international était organisé. L’endroit était en plein centre du quartier un peu chic pour sortir, c'est-à-dire prés de l’Art Centre (cf photo Art Centre) et avec de belles vues de Melbourne city (cf les photos Melbourne by night et Flinders station, désolé si c’est un peu flou, mais je suis comptable, pas photographe).
Nous arrivons dans la salle avec Levent, Natanaël et Katrina (les personnes avec qui je suis souvent. Cf les photos pour mettre des têtes à ces noms) vers 20h30. Eh oui, ici les gens sortent super tôt. On avait droit à trois boissons gratuites grâce à un système de tickets (ce détail est important pour la suite des évènements car entre les copinages avec les organisateurs et les tickets trouvés, ça en a fait un peu plus). La salle s’est remplie et à partir de 21h, nous avons eu droit en plus aux petits fours.
Plus tard, le DJ a commencé à passer de la bonne musique. Et c’est parti. Tous les ingrédients sont là pour s’amuser. Après m’être restauré, j’ai entamé des petits pas de danse avec le groupe des italiennes (cf photos) que connaissait Levent. Ensuite, je suis allé compléter mes cours sur la Chine et les pays du Sud-Est asiatique en parlant à des personnes de là bas (toujours cf photos). Puis c’est le trou noir… je rigole, même si c’est vrai que les soirées au champagne passent très bien. Après je suis allé à la rencontre de nouvelles personnes (désolé de ne pas avoir de photos, mais au bout d’un moment c’est un peu chiant de sortir l’appareil, prendre la photo, rentrer l’appareil…)
A un moment, j’ai bien parlé avec un américain et il m’a fait rire. Je lui explique que je suis venu ici pour améliorer mon anglais et il me sort « ton anglais est très bon : tu peux tenir une conversation alors que tu as bu et qu’il y a de la musique forte dans la salle ». C’est pas faux. Mais le sujet de la conversation n’était pas sur les causes de la crise monétaire qui se profile en Europe suite aux récentes déclarations de Jean Claude Trichet. Ceci étant dit, ça fait plaisir de pouvoir être compris quand je parle.
Fin de soirée vers 2h. Ah oui, c’est ça qui me manque dans ces moments là : ma superbe 106 qui n’a pas été lavée depuis… que je l’ai (si celle qui utilise ma voiture en ce moment me lit, j’espère qu’elle a compris le message sous jacent). A cette heure là, il n’y a plus de tram ! Une marche de prés de 9 Km m’attend. Pas tout à fait. Ici les taxis sont peu chers. Etant donné qu’on était 4 à aller à peu prés au même endroit, on a pris le taxi. Résultat, on en a eu pour 3$ par personne. Mais j’ai quand même eu un quart d’heure de marche pour rentrer.
Voilà pour cette petite soirée bien cool. Je reste bien évidemment à votre disposition pour plus de détails croustillants, des photos exclusives de colombiennes (seulement pour les gars) ou encore des détails sur le mode de vie des australiens…
08 août 2008
Premier week-end où je suis posé
Le vendredi matin, c’est difficile de se lever (j'en vois certains qui se remémorent certaines soirées étudiantes), mais heureusement je ne commence les cours qu’à 11h, donc j’ai pu me reposer un peu. Ensuite, j’ai assisté au cours d’économie chinoise puis de compta.
En sortant de ce cours j’étais vraiment ravi car c’est exactement ce que je recherchais en venant ici : un cours de comptabilité pour des gens qui n’en avait jamais fait. Par conséquent, le cours a débuté en reprenant les bases de la compta (pour les experts, le principe de la partie double, les principes comptables, les documents à présenter…). Certes j’avais déjà acquis les concepts dès les premiers cours de mon IUT, mais cela m’a permis d’apprendre le vocabulaire en anglais. De plus, il existe des différences avec le système français, donc voilà.
Le samedi matin, je suis allé m’entraîner au basket. Leur gymnase est gigantesque et il y avait 2 terrains entiers à dispositions. On commence par un échauffement. Facile. Après on commence des matchs. Mon équipe joue. On défend, interception. Moi je pars pour jouer la contre attaque, on me fait la passe !! mais j’avais pas vu qu’un défenseur arrivait dans mon dos => gros choc : il me tombe sur le mollet. J’ai un peu mal mais pas grave, je ne suis pas une tapette. Je fini l’entraînement vers 12h. je rentre chez moi, je mange, je fais une sieste. Je me réveille vers 15h. Je me lève, je marche et là ahhhhh j’ai trop mal au mollet !! bon ben à froid, je souffrais. Sympa, surtout que j’avais prévu en cette fin de samedi après midi d’aller chercher un peu boulot.
Je me suis exécuté. J’ai rencontré un français au basket qui m’a dit d’aller au « crown casino » car il y a des restos un peu chic qui payent pas mal et où les pourboires sont conséquents. Je suis allé dans cet endroit et c’est un bâtiment de malade. C’est une combinaison entre centre commercial de luxe (rolex, bijouterie, hugo boss), casino, hotels, complexe de distraction (cinémas, bowling…) et restaurants. Le hall principal est magnifique. On se croirait dans un château : lampes suspendues, rampes en or, sol en marbre… ça m’a encore plus donné envie de bosser ici. Je suis allé dans plusieurs cafés et restos pour demander aux managers du travail. Il y en a 2 qui m’ont dit qu’ils m’appelaient en début de semaine prochaine. Cool (mais en fait ils ne m’ont pas appelé, donc ce week-end je vais retourner chercher du boulot, après avoir galéré pour trouver un logement. J’espère que ça sera plus facile).
Après ces démarches, je me suis un peu baladé dans, la ville, j’ai fait mon touriste en prenant des photos (voir l’album « Melbourne 1 »). Comme vous pouvez le voir sur les photos, Melbourne est construit dans le style Victorien (mais qu’est ce que le style victorien ? les photos en diront plus long que mes explications laborieuses). De plus, et cela rajoute du charme à cette ville, il y a des petites églises de partout, comme par exemple au milieu des buildings. Pour la leçon d’histoire : Melbourne a été créée en 1835 après que John Batman (qui par ailleurs ne ressemble pas du tout à une chauve sourie) ait acheté les terres aux aborigènes. Mais la ville n’a connu son véritable essor qu’à partir des années 1850 grâce à une ruée vers l’or qui a duré un trentaine d’années. C’est pour cela que la ville était connue sous le nom de « Marvelous Melbourne » (soit Melbourne la merveilleuse pour nos amis non bilingues).
Cette époque s’est traduit également par une immigration très importante d’anglais, irlandais, chinois, grecs et italiens (et dans un passé plus proche, beaucoup de sud-est asiatiques. Donc quand je suis arrivé, je me suis cru en chine. Je radotte là, non?). Par cette diversité, on appelle la ville « le Paris des antipodes ». Malheureusement, Melbourne est frappée par le crack financier mondial qui stoppe net les investissements en Australie et entraîne une sévère récession économique.
En 1901, la colonie de Victoria devient un état et Melbourne la capitale de l’Australie (elle perd ce statut lorsque Canberra est créée en 1927).
En 1956, Melbourne reçoit les jeux olympiques. Entre temps, l’économie est repartie et l’immigration n’a pas cessé.
Aujourd’hui, Melbourne compte prés de 3,6 millions d’habitants. C’est une ville très vivante et multiculturelle : plus de 140 nationalités sont représentées et plus de 210 langages sont parlés. Les trams vert et or de Melbourne (le plus grand réseau de tram au monde, dixit la compagnie qui les gère), ses quartiers d’architecture victorienne, ses nombreux parcs, Flinders station (gare qui est construire en pierres couleur or), la Yarra river et Chapel street (rue immense où se succèdent les restos, pubs et boites dans une ambiance chaude et illuminée) et les nombreux évènements sportifs et culturels sont autant de facteurs qui ont contribués à la renommée de Melbourne.
Par contre, Melbourne est aussi connue pour être la ville aux 4 saisons (non, Vivaldi n’a rien à voir là dedans), c'est-à-dire qu’à n’importe quelle période de l’année, pendant une seule journée, il peut y avoir des temps très différents. J’en ai d’ailleurs fait les frais plusieurs fois : le matin, vers 8h, il fait dans les 20 degrés. Je me dis que je vais la jouer décontracté et que je ne vais pas prendre mon blouson, un pull suffira. Mais quand tu sors de l’amphi à 11h, il fait 5 degrés, il pleut et vente. Et là tu regrettes. Puis deux heures plus tard le soleil repointe les bout de son nez, mais le fond de l’air reste frais… c’est pour cela qu’on m’a conseillé dès les premiers jours de toujours me balader avec un parapluie. Un para… quoi ?

06 août 2008
Les habitudes des Aussies
Après quelques semaines d’observation, j’ai pu noter que les Australiens (ou Aussies, pour utiliser un des nombreux mots de vocabulaire que j’ai appris) ont leurs petits signes distinctifs. Pour vous je vais les lister, ce qui vous permettra de vous intégrer en un temps record lorsque vous viendrez me voir.
1/ L’Australien ne se soucie pas de son look et personne ne se moque du look des autres. Lorsque l’on se balade dans la rue, c’est assez fréquent de voir des gens qui assortissent une chemise avec un bas de jogging, un tailleur avec des collants multicolores… un soir, mon côté français a repris le dessus et j’ai taillé (gentiment, vous me connaissez) les gens bizarres qui passaient et l’australienne avec nous m’a conseillé d’arrêter car ce n’est pas bien vu.
2/ L’Australien a des claquettes collées à ses pieds. En ce moment, il fait entre 5 et 10 degrés mais pas mal de gens ont leurs claquettes toute la journée, même lorsqu’il pleut. Alors des fois tu vois des gens bien habillés qui portent des claquettes. Heureusement que vous m’en avez offert avant de partir, comme ça je pourrai entrer dans la communauté (enfin, lorsque la température le permettra).
3/ L’Australien ne sort pas sans son « mug » (c’est dur à traduire en français. Ce sont les récipients en plastique du genre Starbuck où l’on met le café et qu’on referme avec un couvercle). Tout le monde prend ça, à n’importe quelle heure de la journée.
4/ L’Australien est fan des « Barbies » (ou barbecues). En effet, depuis que je suis arrivé à la fac, il y a un barbecue (gratuit) pratiquement tous les jours, par n’importe quel temps. C’est assez rigolo ensuite de voir des gens habillés chaudement avec dans une main leur sandwich et la saucisse (pour le premier barbecue, on a eu droit au steak de kangourou) et dans l’autre la canette de bière toute fraîche.
5/ L’Australien ne dit pas un mot lorsqu’il est en cours. Et je peux vous assurer que tout le monde écoute religieusement le prof, les gens qui posent des questions… c’est vraiment étrange car des fois je me retrouve dans un amphi de 250 personnes et on entend voler les mouches. C’est cool car ça me permet de bien me concentrer sur ce que le gars qui gesticule au tableau raconte. Les profs en France qui me lisent doivent envier une telle situation !!
6/ L’Australien est supporter et il le montre. Melbourne est la ville la plus représentée dans le championnat de Footie (ou Australien Rules ou football australien pour ceux qui mettent de la mauvaise volonté à comprendre. Lol) avec pas moins de 11 équipes sur les 20 de la meilleure division. Les matchs se déroulent le vendredi, samedi et dimanche. Pendant ces jours, lorsque l’on se balade dans Melbourne, chacun affiche ses couleurs en portant une écharpe, un maillot, un chapeau… ça montre clairement la ferveur populaire de ce sport en australie.
7/ L’Australien est constamment traqué dans les transports en commun. Ici les transports sont vraiment cher (3.5$ le ticket pour 2h, 6$ pour la journée, 28$ l’abonnement pour UNE semaine). Par conséquent, les contrôleurs sont de partout, à toutes heures. En général, je me fait contrôler une fois tous les 2 jours. Le plus tôt était vers 7h30 et le plus tard vers 1h du matin. Et les amendes sont elles aussi (et non Aussie, petite blague pour voir ceux qui suivent) exorbitantes : cela commence à 500$ et c’est graduel. Donc si tu te fait attraper une deuxième fois, tu paies encore plus… Heureusement que j’ai accès au tarif étudiant (53$ par mois).
8/ L'Australien conduit à gauche! Vous n'êtes pas sans ignorer que l'Australie a été "envahie" à l'origine pas des anglais et donc il y a cette mauvaise habitude qui a été transmise. J'ai donc failli me faire écraser plusieurs fois, d'autant plus qu'ici les gens ne s'arrètent pas si un piéton traverse, ils klaxonnent avant pour que le pièton s'enlève vite fait. Alors moi je me suis fait quelques frayeur lorsque, sûr de moi, je traverse tranquillement la rue. En plus les chauffeurs te hurlent dessus lorsqu'ils passent à ton niveau.
Suite à tout ça, imaginez comme c’est dur pour moi de m’intégrer avec mon style vestimentaire parfait, mes doigts de pieds cachés, mon aversion pour le café, ma tendance à discuter pendant les cours (bien évidement d’une problématique concernant le cours) et ma méconnaissance de leur sport favori et mon manque d'automatisme lorsque je traverse une rue… Je suis obligé de compenser par une sur-activité lorsqu’il y a des barbecues.
05 août 2008
La visite des « social buildings »
Comme je vous l’ai laissé entendre auparavant, je suis allé socialiser jeudi dernier lors de l’évènement organisé par musex. On a été informés qu’un « Pub crawl » était organisé. Ne connaissant pas le concept, je me suis plongé dans mon dictionnaire (qui soit dit en passant est devenu ma nouvelle moitié, certainement la meilleure même (du moins en anglais), mais qui a tendance à me peser (normal pour une moitié) dans mon sac à dos). Le résultat est éloquent : ramper de pub en pub. La soirée s’annonce sympathique.
Je me pointe à l’heure convenue : 16h (oui, ici les gens sortent du boulot et vont directement dans les bars, puis ils partent vers 21h-22h). Lieu : bar de l’université. Là, le président de l’association nous précise le programme. Il y a 10 bars autour du campus à visiter, 45 minutes d’arrêt dans chacun de ces endroits avec une boisson chaudement recommandée.
16h02 : c’est parti. On commence piano piano. Une petite bière, une discussion entre français…
16h50 : mince, on a pris du retard. On se dépêche pour rallier le bar suivant, où on prend de l’assurance : une carafe de bière… pour 3. Je profite de l’escale pour parler à ceux et celles que j’avais rencontrés dimanche.
17h45 : on se fait virer du bar car il a été réservé pour un autre évènement. Je viens à peine de finir mon premier verre !! Bon, on ne va pas gâcher : le deuxième passe cul sec. On part vers le troisième bar.
Arrivé dans le bar, je me retrouve au milieu de deux filles un peu bourrée (alcooliquement parlant, lol) qui m’offrent une bière. Ça ne se refuse pas. La discussion est facile, elles rigolent pour rien (ou mon anglais a franchi un cap et j’arrive à faire de l’humour).
18h30 : la tournée continue. Nous arrivons dans un bar très bizarre mais nous réchauffons vite l’ambiance. Je parle (enfin) avec des vrais australiens !! Et j’apprends qu’en fait la Foster (bière mise en avant à l’Ayers comme un produit typique de l’australie) est la pire des bières ici et que personne n’en boit (sauf moi qui avais le verre a la main).
19h15 : on débarque à un endroit qui fait également restaurant. Les pauvres gens qui pensaient passer une soirée tranquille… je me dis que je vais temporiser, ne pas boire d’autant que j’avais perdu mes acolytes du début de soirée. Mais je tombe nez à nez avec Matt, l’australien super sympa qui a une carafe à la main et m’offre un verre.
20h : on arrive dans un bar techno. Les plus fous se lancent dans une tektonik endiablée jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que c’est pas le style du pays.
20h45 : les gens sont de plus en plus joyeux et les rencontres se multiplient. Le bar fait également restaurant. Il s’agit donc du moment ravitaillement.
21h30, 22h15 : on suit le programme et on écume les bars, on parle aux gens qu’on ne connaît pas, même ceux qui ne font pas parti du groupe, on veille à rester désaltéré.
23h : ça y est, on est arrivé à la destination finale. C’est un bar tout en bois, avec une piste de danse et un groupe rock qui chante. On boit encore un peu, on danse un peu et vers minuit et demie, on part car il ne faut pas manquer le dernier tram (même si de ce bar j’avais à peu prés 25 minutes de marche jusqu’à chez moi, je préférais privilégier la solution facile).
Voilà pour cette soirée. Très très bien. J’ai encore rencontré des étudiants internationaux, parlé anglais ( et l’impression que plus tu bois, plus ton anglais s’améliore). J’ai pu également établir un classement des bières d’ici (classement qui, je l’espère, sera amené à évoluer) :
1/ Carlton Draugh
2/ Coopers
3/ Victoria Bitter
4/ XXXX
5/ Foster
Pour les photos, je vous renvoie à l’album qui porte le même nom que ce post. Promis j’essaie de faire un prochain post plus culturel… en attendant, bonzaï !!!






















